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Je réalise ce site, non pas pour promouvoir mon élégante personne, mais dans le but d'aider, d'éveiller, de réveiller des consciences mais également dans le but de rencontrer la famille communiste dans toute ses dimensions.
J'avoue n'avoir aucun penchant pour tout ce qui mute qu'il s'agisse de maïs ou des dirigeants communistes où qu'ils se trouvent.
Elevé politiquement au grain 100% bolchevik je demeure ce que certains désignent sous le doux vocable d'orthodoxe.
Le communisme n'est pour moi pas un fait religieux pas plus qu'une belle utopie destinée à le rester. Le communisme demeure pour moi l'avenir du monde et je ne me sens pas trop seul sur ce coup là !
Qui suis-je ?
Né en 1958 dans la Somme(80) comme Maxime Gremetz ce qui explique le côté agité de l'individu.
Fils d'auvergnat authentique (Murat 15) et d'une banlieusarde de Vanves (92).
A l'âge de 11 ans j'ai fait ma première manif contre Debré père au cri de "Debré salaud , le peuple aura ta peau". J'avoue ne pas avoir tout saisi à l'époque venant d'une famille où la tradition et les penchants se situaient à droite, genre Degaulle.
Mes parents tenaient commerces à Péronne (80) et leur bistrot routier hôtel etc... se trouvait sur le bord de la route nationale et au coin de la rue de la filature.
Je vous situe l'endroit car, une certaine année 68 alors que je glandais au bord du trottoir et que je distinguais une masse confuse de femmes qui, se tenant bras dessus dessous, remontaient la rue en chantant, ma grand mère m'alpagua par une aile et m'enleva promptement à la horde rouge qui déferlait. Je venais d'entendre, pour la première fois de ma vie, L'Internationale.
Allez savoir pourquoi, comment cette chose m'a tenaillé.
Les évènements familiaux m'amenèrent ensuite à la grande ville, Wattrelos(59) où je découvris mon nouvel environnement. A gauche la cimenterie, à droite le canal, en face l'usine textile, au bout de la rue le tas de déchets de l'usine chimique. Le big bang pour moi !
Mes dispositions à l'égard de l'éducation nationale couplées à la décision d'un beau-père aimant, m' amenèrent à entrer en collège technique où la mécanique générale et moi, nous nous affrontâmes durant 2 ans.
La directrice du collège à Roubaix par ailleurs socialiste notoire, en nous recevant avait eu pour nous ces mots d'accueil " vous êtes la lie de la société et peu d'entre vous en sortiront...". Ca aide !
Dès lors un militant de la jeunesse communiste fit signer une pétition pour obtenir des petites cuillers à la cantine puisque nous la partagions avec des lycéens qui, eux, y avaient droit. 8 jours de grève pour avoir ces petites cuillers et une quarantaine de nouveaux adhérents à la jeunesse communiste dont moi.
Je vous passe les luttes qui suivirent et les affrontements avec les Mao, trotsko, anars et autres...
Il me fut confié la responsabilité du Comité d'Action Lycéen avec pour charge de mobiliser et accessoirement de nettoyer l'organisation. A cette occasion je vis mon premier vol plané d'un militant de la LCR, c'était beau !
Ensuite la création de la Coordination Permanente des LEP et je découvris mon second vol plané d'un autre militant de la LCR mais cette fois à Montreuil, à croire qu'ils s'entraînaient ces gens là.
En juin 76 j'intégrais l'usine. En juillet 76 je recréais la section CGT et militais aux jeune CGT tout en militant aux JC Nord.
En 77, avec dérogation de l'inspection du travail, je pus être présenté aux élections professionnelles où j'eus mon premier mandat.
En 78, mon horoscope selon maman, me promettant des voyages, je partis au service militaire au Mont Valérien où se trouvait, par hasard, une foule de militants.
J' y eus le plaisir, avec plein d'autres, de monter un Comité de Soldats, clandestin bien sur, qui me valut 60 jours de prison non exécutés par suite de grève des appelés.
Rentrant en mars 79, il fallut une autre grève pour que je sois réintégré à mon poste de travail. 10 jours après nous étions en grève conte le plan du Socialiste Davignon qui aboutirait à la mort de la sidérurgie après celle des mines.
Pendant plus d'un an,de 84 à 85, mon entreprise qui avait déposé le bilan tiendra gérée par le syndicat.
En 85, des individus, genre racaille, se mirent en tête d'empêcher la direction de Renault Douai de déménager les presses de fabrications de la R9. J'ai eu mal à la tête pendant des jours...
Puis une manifestation à Roubaix contre le socialiste Delebarre et la mise en place des TUC me valut une mise en examen pour avoir tenté d'expliquer à msieur le ministre qu'il n'était pas désiré ... Cependant la situation devenait de plus en plus compliquée puisque je me retrouvais encore en calèche plusieurs fois, au point que le commissariat devint pour moi un second domicile.
Etant devenu sans emploi la direction départementale de la CGT m'invita à me faire oublier en région parisienne où je suis arrivé en fin 85.
Après un an de silence je me remis au boulot militant et je relançais le syndicat CGT dans ma nouvelle boîte.
Cependant mes désaccords avec la ligne du PCF m'amenaient à rompre et à rejoindre un group d'opposition de gauche, la Coordination Communiste qui, au fil du temps, devint le PRCF avec pour animateurs le député communiste Jo Hage, Léon Landini, ancien chef FTPF et Henri Alleg, .
Pendant plus de 10 ans je me suis engagé dans cette voie.
Le sectarisme mais également des fréquentations insupportables du PRCF avec des gens que l'on peut qualifier de nationalistes étroits m' amenèrent à la rupture.
Muté pour mon boulot sur la ville de Valenton j'ai redécouvert le PCF, pas celui du nain de jardin, un parti qui,ici, revient à ses sources et qui je l'espère restera sur ces fondations là.
En tout cas, cette expérience valentonnaise se révèle d'une richesse confondante.
Merci camarades de Valenton.
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