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ils sont venus, ils sont tous là, pour la mamahaha

DSK éléphant de droite

Dominique Strauss-Kahn impute la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle à un discours "éloigné du réel" sur un grand nombre de sujets, dont les retraites et le nucléaire.

"Cette défaite a des racines profondes, c'est que nous nous sommes éloignés du réel", a déclaré l'ancien prétendant à l'investiture présidentielle du PS lors du Conseil national du parti au palais de la Mutualité, dans le centre de Paris. "Sur un ensemble de sujets, on n'a pas apporté aux Français une réponse qui était audible, on peut prendre mille exemples", a ajouté l'ancien ministre des Finances.Selon Dominique Strauss-Kahn, "sur les retraites, on se retrouve avec un programme du parti d'un côté et une candidate de l'autre incapables de dire '37,5 années ce serait souhaitable, malheureusement dans la société qui est devant nous ce n'est pas possible'". "Si on n'assume pas ça, on a un discours qui n'est absolument pas audible", a-t-il estimé.Sur le nucléaire, "ou l'on dit : 'pour des raisons qui sont liées à l'effet de serre, on pense que le nucléaire est une bonne solution même s'il faut développer autant que faire se peut les énergies renouvelables' ou l'on dit le contraire". "Quand on est entre-deux sur trop de sujets, on s'éloigne de la réalité", a encore expliqué le député du Val-d'Oise.

Fafa, éléphant de gauche

"Je parcours la France pour soutenir de nombreux candidats socialistes, et je sillonne ma propre circonscription. Partout, je sens monter chez nos concitoyens, et d'abord chez ceux qui ont le coeur à gauche, de l'exaspération et même une certaine colère. A quinze jours du premier tour des législatives, ils nous demandent avec force deux choses : pas de divisions, mais de l'unité ; pas de défaitisme mais de la combativité. Une élection n'est pas perdue ou gagnée à l'avance. Le résultat est affaire de volonté et de pugnacité.

Les Français n'ont que faire des querelles internes du PS et des positionnements. Ils veulent nos propositions pour l'emploi, l'école, la santé, le logement, les services publics, l'environnement, l'Europe sociale. Ils veulent que nous dénoncions d'une même voix la propagande gouvernementale, l'augmentation de la franchise sur les soins médicaux qui va priver les moins favorisés de l'accès aux soins ou encore le contrat de travail unique, sorte de CPE généralisé, qui risque un peu plus de précariser la vie.

Je suis d'un naturel courtois et mesuré. Mais là, compte tenu de l'urgence, c'est non seulement d'un appel à la raison mais d'un véritable coup de gueule qu'il s'agit. Je demande aux dirigeant(e)s socialistes combativité et unité.

Le PS appartient à tous ceux qui ont besoin d'une gauche forte pour faire progresser notre pays et pour défendre leurs droits. J'espère, enfin, être entendu."

le troupeau

Actualisé le 14 mars 2007 : 14h51

le Figaro

DSK et Fabius s'affrontent sur la stratégie à adopter face au candidat centriste.

DSK sur le banc des accusés. Hier, au bureau national, la discussion a été vive. C'est Laurent Fabius qui a ouvert les hostilités. Depuis des semaines, les fabiusiens soupçonnent l'ancien ministre de l'Économie de préparer la « troisième force », c'est-à-dire une alliance de la gauche et du centre. Jusqu'à présent, les accusations se chuchotaient dans les couloirs. Mais hier, Laurent Fabius, soutenu par Henri Emmanuelli, a directement et publiquement accusé Dominique Strauss-Kahn, qui, dans un entretien au Monde la semaine dernière, avait estimé que François Bayrou pouvait rejoindre le « pacte présidentiel » de Ségolène Royal entre les deux tours. « Cela fera une belle majorité pour battre Sarkozy et pour changer la France », avait estimé DSK. Cette éventualité a fait bondir Fabius, qui affirmait dès le lendemain : « Il n'est pas question de faire un gouvernement avec l'UDF. »

Devant le bureau national, DSK lui a répondu en substance qu'il fallait réfléchir à la stratégie de second tour et se demander si pour battre Sarkozy on pouvait se permettre de faire l'impasse sur les voix centristes.

Le positionnement du candidat Bayrou et sa montée dans les sondages n'en finit donc plus de troubler le PS. Et pas seulement lui. « Je souhaite voir Ségolène Royal gagner l'élection et constituer une coalition PS-UDF-écologistes », a réaffirmé hier Daniel Cohn-Bendit dans une tribune publiée par La Croix. Mais il ajoute : « Une telle alliance reste tout à fait pertinente dans l'hypothèse où François Bayrou serait élu au second tour face à Nicolas Sarkozy. » Car, pour lui, « François Bayrou défend un programme libéral-social » et « Ségolène Royal porte un programme social-libéral ».

Le « non-choix » Bayrou

Du coup, les socialistes montent au créneau les uns après les autres pour affirmer, comme Jean-Marc Ayrault, que Royal est « la seule voie possible pour un vrai changement » et que Bayrou n'est qu'« une solution alternative au sein de la droite ». Car, Ayrault l'avoue : l'objectif des socialistes, dit-il, est « de tout faire pour que Ségolène Royal soit le plus haut possible au premier tour et qu'on ait cette confrontation au deuxième » entre gauche et droite, plutôt que le « non-choix » que représente, selon lui, un duel Bayrou-Sarkozy. Quant à Peillon, il annonce, péremptoire, qu'« il n'y aura pas de majorité de gauche pour gouverner avec Bayrou ».

Autre souci, Claude Allègre. Hier, le porte-parole de la candidate, Vincent Peillon, a ironisé sur les déclarations de l'ancien ministre de l'Éducation, qui avait affirmé le matin même qu'il ne voterait pas pour Ségolène Royal, qui fut son ministre délégué et avec laquelle il entretenait des relations notoirement conflictuelles. « Cette déclaration est pour nous un vif soulagement et devrait permettre une réconciliation avec les enseignants », a déclaré Peillon, tant les relations d'Allègre avec les professeurs étaient mauvaises. Avant de préciser qu'il s'exprimait « sur le ton de la blague »... « Sur le fond, nous sommes très tristes de cette déclaration. Ce que vient de faire Claude Allègre, après une vie d'engagement à gauche, n'est pas pour lui-même ce qu'il pouvait faire de mieux. »**

la piste aux étoiles

Alors qu'au PS on renvoie les débats à l'après-législatives, DSK vide son sac.
Quand Hollande temporise, Strauss-Kahn tempête
Par Paul QUINIO
LIBERATION : mardi 15 mai 2007

Le samedi, c'est accalmie. Mais dès le lundi, c'est reparti. Ainsi va la vie au PS une semaine après la défaite de Ségolène Royal à la présidentielle. Lors de leur conseil national à la Mutualité ce week-end, les socialistes ont cherché à différer l'heure des règlements de comptes pour ne pas compromettre leur campagne législative. Jean-Luc Mélenchon ayant trouvé la meilleure formule pour résumer la situation : «Le silence serait édifiant, le débat déchirant... Va trouver ta voie entre les deux.»
Dominique Strauss-Kahn a manifestement trouvé la sienne. Sur la bretelle d'accès vers la grande explication depuis le dimanche 6 mai 20 heures, il roule depuis hier matin pied au plancher sur l'autoroute de la colère. L'ancien ministre de l'Economie a ainsi affirmé que François Hollande était «le principal responsable» de l'échec. Le PS, «depuis 2002, a été incapable de se renouveler», a-t-il dit sur RMC et BFM TV, ajoutant que «depuis des années, on ne tranche rien». Et de conclure : «On est tous responsables à la mesure des responsabilités qu'on a exercées. [...] Plus la responsabilité est grande, plus on est responsable.»
«Analyse inverse». Malgré les conseils de modération émis par certains de ses amis, qui depuis une semaine lui font remonter le désarroi des militants PS après ses premières attaques contre Royal et Hollande, DSK persiste dans l'affirmation haut et fort de ses critiques. «Il en a marre d'entendre que ce n'est jamais le moment, qu'il y a les législatives qui approchent, après ce sera les municipales, et pourquoi pas les cantonales après !» indique son entourage. Un responsable «dskiste» explique même que le député du Val-d'Oise «fait l'analyse inverse» que celle développée par la plupart des ténors du PS samedi : «Il considère que c'est justement parce qu'on retourne devant les électeurs qu'il faut dire qu'on a compris ce qui s'est passé.»
Au-delà de cette explication, les amis de Dominique Strauss-Kahn n'ont pas apprécié samedi «le numéro de claquettes» de l'ex-candidate, «qui s'est barrée sans écouter les discours des autres», excepté celui de Hollande. Ni qu'elle tienne, toujours selon un proche de DSK, «un discours à la tribune et un autre devant les journalistes», notamment sur l'accélération du calendrier de désignation du futur candidat pour 2012. Une proposition qui «n'a pas de sens», a d'ailleurs répliqué Strauss-Kahn.
«Ras le bol». Autre motif du courroux de l'ancien candidat à la candidature, «l'absence de discussion collective» autour de l'organisation «d'assises pour refonder un grand parti de gauche», confirmée dimanche soir sur France 3 par François Hollande. «C'est un aveu. [...] Cela veut dire qu'on n'est plus un grand parti de la gauche», a déploré hier Dominique Strauss-Kahn en dénonçant «la tendance à fuir, dans des manoeuvres institutionnelles, la réalité». Un de ses lieutenants se montre encore plus clair : «On en a ras le bol d'être pris en otage de la guerre entre Ségolène Royal et François Hollande ! Il veut des assises pour éviter qu'elle prenne trop tôt le leadership. Elle veut nous utiliser pour lui couper l'herbe sous le pied. On va où comme ça ?»
Du côté de François Hollande, on se borne à constater cette montée au créneau de Strauss-Kahn. «Il faut penser aux 540 candidats qui vont se battre dans les circonscriptions», explique Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, pour justifier que le travail de «refondation et de réflexion stratégique» soit remis à plus tard. Et d'évoquer la perspective «d'un an de travail à mener».
Hier soir, Laurent Fabius a appelé les dirigeants socialistes à «se ressaisir», estimant «désolant» le spectacle de leurs divisions. Interrogé sur France Inter, il a mis Hollande et DSK dans le même panier que Royal : «Vous entendez l'un dire que l'on va faire un autre parti» (Hollande), «un autre dire que ça fait dix ans qu'on n'a fait que des bêtises» (DSK), et «une autre voix dire que le problème est de désigner tout de suite» le candidat à la présidentielle de 2012. Fabius ou l'art de faire d'une pierre trois coups...

la cancritude

Article publié le 18 Janvier 2007
Source : LE MONDE.FR avec Reuters et AFP
Taille de l'article : 220 mots

Extrait : La sanction est tombée. La candidate socialiste à l'Elysée, Ségolène Royal, a "suspendu" temporairement de ses fonctions son porte-parole Arnaud Montebourg. Il ne parlera plus en son nom "pendant un mois", à la suite de ses propos mettant en cause son compagnon, François Hollande. Interrogé, mercredi soir, sur le plateau du Grand Journal de Canal+, sur le principal défaut de la candidate socialiste dans la course à l'Elysée, Arnaud Montebourg avait répondu : "Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, son compagnon", provoquant l'incrédulité. "Je pensais vous faire rire. C'était pour rire", a-t-il insisté.Le défaut de Ségolène : Hollandeenvoyé par INFOCOM-Net"Je lui ai dit que ses propos étaient déplacés.

retour de flamme

Arnaud Montebourg ne veut pas du soutien de Ségolène Royal
Enregistré dans : Edito, Législatives — Ségolènades @ 7:02 pm

Celui qui fut le porte-parole de Ségolène Royal ne souhaite pas que l'ex-candidate socialiste vienne le soutenir en Saône-et-Loire pour sa campagne législative. « Dans ma circonscription, Nicolas Sarkozy a fait 53 % des voix, donc il vaut mieux qu'elle ne se montre pas chez moi. »

Mais Arnaud Montebourg s'inquiète : « Elle n'a passé aucun coup de fil depuis son retour de vacances. Je crois qu'elle déprime. Mais il serait bon pour tous les candidats qu'elle intervienne à nouveau dans les médias, pour appeler les électeurs de gauche à se mobiliser, sinon on risque une déconfiture comparable à celle de 1993. »

Va-t-il a nouveau avoir une sanction au nom de l'ordre juste pour oser blasphémer ainsi ?

Source: Le Point**

c'est Allègre forcément

**26 mai 2007
Selon Claude Allégre, “François Hollande nous a pris pour des imbéciles”


Jusqu'à présent Claude Allégre n'avait pas maché ses mots à l'égard de Ségolène Royal, mais cette fois-ci il argumente sa forte désaprobation des méthodes de François Hollande dans un article paru dans Libération. Au passage, il confirme la thèse du livre “La femme fatale”: Hollande n'imaginait pas que sa compagne se présenterait contre lui.

“Hollande a été un ami. Mais là, je suis vraiment fâché contre lui. Il nous a pris pour des imbéciles. Il a accumulé les combines, pensant qu'il finirait par être désigné candidat. Il croyait que Royal allait s'arrêter. Elle n'a pas le talent nécessaire, mais une niaque pas possible. Mitterrand puis Jospin avaient su, avec les groupes d'experts, attirer des talents. Hollande, lui, a préféré s'entourer de magouilleurs incompétents. (…) Ce ne sont pas les socialistes qui sont nuls, c'est la direction du PS. (…) pour limiter la casse, il faut que le PS arrête avec l'opposition frontale pratiquée par François Hollande”

Source: Allègre: «Le PS a fait de l'incompétence le gage de la démocratie»..

François tient la côte

Manuel Valls, député socialiste de l'Essonne appelle François Hollande a démissionner


Cela se confirme: la chasse au 1er secrétaire est ouverte au PS et les sondages calamiteux pour les prochaines législatives semblent amplifier le mouvement. Après Raymond Forni hier, c'est au tour de Manuel Valls qui avait déjà lancé une première salve la semaine dernière, d'en “remettre une couche”:

“Il faut un nouveau Parti socialiste, une nouvelle gauche moderne et populaire, pour une nouvelle France”, plaide-t-il dans l'hebdomadaire “Le Point” a parraitre demain. “Les formes d'organisation du débat internes sont obsolètes et sclérosées (…) Il faut rentrer dans un processus de refondation et éviter la préparation d'un congrès traditionnel qui aboutit aux synthèses molles”.

Le député-maire d'Evry juge que “c'est la raison pour laquelle François Hollande ne peut pas être le porteur de cette rénovation (…) Il doit céder sa place après les législatives pour que ce processus aille jusqu'au bout”.

Source: Yahoo! News

ne Mélenchon pas le linge sale et ...

9 mai 2007


C‘est Jean-Luc Mélenchon, le chroniqueur du mal de vivre du PS, qui le dit lui-même sur son blog: les basses manoeuvre de la famille Hollande/Royal “le font gerber“.

Morceau choisi (il raconte son arrivé au conseil national du PS samedi dernier):

De toutes façons un détachement de supporters étaient à l'entrée et on m'a dit (sans que je l'ai vu) que le fils Hollande le commandait. Comme ils disaient « merci untel .., merci » à ceux qui passaient, quand ils se sont adressé à moi j'ai pris ça au pied de la lettre et je suis allé les saluer. En fait il s'agissait de nous insulter en nous accusant de n'avoir rien fait pendant la campagne puisque c'est le mot d'ordre du quartier général des nouveaux gardes blancs (couleur de la veste de maman). Ils avaient une banderole très branchée dans un joli drap à fleurs que la grand-mère de Jeanne Sophie a du donner à sa petite fille Marie Chantal pour mettre dans son sac de couchage au JMJ et que cette petite peste a prêté à ses copains socialistes pour y faire des graffitis ! Quand j'ai compris ma méprise j'avais déjà le cœur au bord des lèvres. Cette sorte de raëlliens qui dansent devant le siège du Parti le soir des défaites et vient menacer des dirigeants socialistes devant leur conseil national me fait gerber.

Entre le comportement de la famille Hollande/Royal qui tient pour acquis son coup d'état sur le PS et ceux qui s'éclipsent sur la pointe des pieds pour ralier le gouvernement de François Fillon, le PS semble plus que jamais dans un état de décomposition avancé…
Source: Jean-Luc-Melenchon.fr

c'est la Valls brune

Quelques phrases des ténors de la gauche:

    * Laurent Fabius: “Nous avons eu samedi, une réunion du conseil national du Parti socialiste. Je ne me suis pas exprimé parce que j'ai trouvé le spectacle désolant. […] Je trouve désolant qu'un certain nombre de dirigeants socialistes donnent le sentiment, alors qu'il y a les législatives devant nous qui vont déterminer la politique pour les cinq ans qui viennent, que ce soit le domaine des petites phrases, des attaques personnelles”


    * Pascal Perrineau: “[Le problème vient du fait que Ségolène Royal, sans faire le minimum d'auto-analyse nécessaire, ne veut pas endosser la responsabilité du redoutable échec” à la présidentielle et la “rejette sur les dirigeants du parti”. “Or de manière évidente, la responsabilité incombe aux deux”, estime-t-il.


    * Manuel Valls (député de l'Essonne) a jugé lundi que François Hollande est “aujourd'hui un obstacle à la rénovation et aux assises que lui-même appelle de ses voeux”. “Au cours des cinq dernières années, et c'est là où François Hollande porte une responsabilité, nous avons trop suscité le compromis, la synthèse, sans décider et sans trancher et c'est cela sans doute qui nous a fait mal”. D'autre part, il a invité Hollande et Royal “à régler leurs problèmes”. “D'une certaine manière, ça a empêché beaucoup de choses ces derniers temps”, a-t-il jugé.


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